Vivre avec moins, c’est vivre plus !     

Vivre avec moins, c’est vivre plus !

 

Il y a un an, il m’a convaincue d’acheter un vieux RV. Entre temps, il a cultivé cette idée et m’a parlé d’aventure... Tout juste avant les fêtes, il m’a persuadée de partir deux mois au Texas. Aujourd’hui, nous y sommes. Mes priorités ont changé, mon mode de vie aussi. Même si je continue à apprécier plusieurs petits rituels du quotidien, le luxe n’a plus la même signification… Parlant de luxe, me sécher les cheveux dans le RV, c’est le luxe suprême, et aussi la raison de l’épuisement des réserves de batterie… J’ai donc arrêté. Les rencontres quotidiennes, le vent, le soleil, la mer, les cactus ; travailler à l’extérieur où depuis mon bureau mobile a rapidement pris le dessus sur une douche froide !


«Scale is everything. The smaller you live, the easier the move ».

 

J’ai cette phrase qui me revient en tête souvent depuis, et je comprends mieux mon copain Dominique quand il me suggérait de faire des choix judicieux au moment où je préparais mes bagages.  Mon plus grand défi sur la route ? Me brancher et me débrancher… certainement.

 

Les données

Le comprendre, le calculer et l’économiser. Ce n’est pas chose du quotidien lorsqu’on travaille depuis la maison, là où cela m’a toujours semblé inépuisable. Mais, dans un contexte de mobilité, ça compte — dans la mesure où tes ressources budgétaires ont des limites, bien sûr. Nous priorisons donc les arrêts dans les endroits très peu civilisés ; parcs, plages, déserts, endroits de prédilection pour s’envoler avec nos kites… toujours est-il qu’utiliser le Wi-Fi d’un café ne figure pas dans nos solutions. Pour l’anecdote, la première journée où nous sommes arrivés j’ai utilisé 3,5 Go sur mon forfait de 6 Go. Une semaine avant de partir j’avais trouvé bon de synchroniser ma photothèque et clouder tous mes dossiers. En cas de vol, j’aurais tout sur le nuage. C’est bête, mais je n’avais pas figuré que chaque fois qu’un client m’enverrait des fichiers, tout serait comptabilisé en double, soit l’upload et le download. Bref, si je n’avais qu’un seul conseil à donner ici serait qu’une petite lecture sur les astuces du data en mouvement s’impose avant de se lancer dans l’aventure !

 

 

Me débrancher

C’est difficile d’arrêter car il y a toujours :

  •        Une tâche pending ;
  •        Un courriel en attente de réponse ;
  •        Un article à lire ;
  •        Un post promotionnel à faire ;
  •        Un suivi ;
  •        Un appel à placer ;
  •        Une facture à régler ;
  •        Un échéancier à respecter ;
  •        Des nouvelles relations d’affaires à développer ;
  •        Des opportunités à saisir ;
  •        Etc. 

Le chalenge de ne pas retourner consulter mes courriels est renouvelé à chaque heure… Vous connaissez la chanson : si je réponds à mes courriels, ça continue et ça n’arrête plus. Et si je relance, je suis à nouveau prise dans la boucle... Quand on pose une action, une autre s’ensuit… c’est pourtant ça qu’on cherche hein ?!

 

Tout est sujet à instagrammer, tout le temps.

 

C’est difficile aussi d’arrêter de penser un terme de contenu. C’est pourquoi la bonne planification du temps devient un critère de succès pour cette expérience… Et donc le défi numéro 1.

 

Respecter les pauses, éviter ou refuser l’envahissement, matériel comme immatériel. Une chose est certaine, le fait d’avoir dans mon baluchon l’expérience du métier et le fait aussi de bénéficier de belles relations d’affaires respectueuses m’aide beaucoup à apprécier le voyage.

 

 

Si l’exercice n’est pas simple à faire, il est pourtant simple à comprendre : être ici, là, maintenant ; voilà la clé. Quand je me pose pour contempler le décor, faire du kite, manger ou siester, je ne fais rien d’autre. Et quand je consacre quelques heures à mon boulot, et bien je m’y consacre pour vrai. Il faut être capable de se dire : je prends la journée pour faire une activité de loisir, autant que : je prends quelques heures pour régler tel dossier. Sans quoi le repos n’est jamais du repos et la concentration pour le boulot n’est jamais optimale. Voilà qui résume mon deuxième conseil : cet état d’esprit est à développer et ensuite à maintenir pour que chaque moment choisi en soit un de qualité.

 

J’observe beaucoup mon copain pour qui la « déconnexion » semble tout à fait naturelle, et j’apprends. Car, pour une chargée de projets Web, l’idée de déconnecter demeure LE chalenge ultime. Et pour un couple de kiteboaders, quand il vente, le signal est clair : on n’en a que pour le vent !

 

Mon défi, il est là : laisser s’estomper le phénomène d’urgence…

 

L’expérience m’aura donc valu un constat bien simple : vivre avec moins, c’est vivre plus !

 

Isabelle Emond,

Consultante Marketing et gestionnaire de projets Web.

 


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Texte réécrit par Valerie R. Carbonneau